—Mais, monsieur Walker!...

—Ne m'appelez pas Walker; je me nomme Weller, vous le savez bien. Qu'est-ce que vous avez à me dire?

—Dieu vous bénisse, monsieur Walker,... je veux dire Weller.... Bien des choses, si vous voulez venir quelque part où nous puissions parler à notre aise. Si vous saviez comme je vous ai cherché, monsieur Weller!

—Très-soigneusement je suppose, reprit Sam, sèchement.

—Oh! oui, monsieur, en vérité! affirma M. Trotter sans qu'on vit remuer un muscle de sa physionomie. Donnez-moi une poignée de main, M. Weller.»

Sam considéra pendant quelques secondes son compagnon, et ensuite, comme poussé par un soudain mouvement, il lui tendit la main.

«Comment va votre bon cher maître, demanda Job à Sam, tout en cheminant avec lui. Oh! c'est un digne gentleman, monsieur Weller. J'espère qu'il n'a pas attrapé de fraîcheurs dans cette épouvantable nuit.»

Une expression momentanée de malice étincela dans l'œil de Job, pendant qu'il prononçait ces paroles. Sam s'en aperçut, et ressentit dans son poing fermé une violente démangeaison, mais il se contint et répondit simplement que son maître se portait très-bien.

«Oh! que j'en suis content. Est-il ici?

—Et le vôtre y est-il?