—Un petit brin, répondit Sam.
—C'est une terrible chose, monsieur Weller, que d'être traînée comme cela devant le public; mais je vois maintenant que c'est la seule ressource qui me reste, et mon avoué, M. Dodson et Fogg, me dit que nous devons réussir, avec les témoins que nous appellerons. Si je ne réussissais pas, je ne sais pas ce que je ferais!»
La seule idée de voir mistress Bardell perdre son procès affecta si profondément mistress Sanders qu'elle fut obligée de remplir et de vider son verre immédiatement, sentant, comme elle le dit ensuite, que si elle n'avait pas eu la présence d'esprit d'agir ainsi, elle se serait infailliblement trouvée mal.
«Quand pensez-vous que ça viendra? demanda Sam.
—Au mois de février ou de mai, répliqua mistress Bardell.
—Quelle quantité de témoins il y aura! dit mistress Cluppins.
—Ah! oui! fit mistress Sanders.
—Et si la plaignante ne gagne pas, MM. Dodson et Fogg seront-ils furieux, eux qui font tout cela par spéculation, à leurs risques! continua mistress Cluppins.
—Ah! oui.
—Mais la plaignante doit gagner, ajouta mistress Cluppins.