—Je ne puis pas vous parler dans ce moment, Sam; je suis en affaire.
—Je vous demande pardon, monsieur, mais il y a ici une dame qui prétend qu'elle a quelque chose de très-urgent à vous dire.
—Je ne puis pas la voir, répliqua M. Pickwick, dont l'esprit était rempli de visions de Mme Bardell.
—Je ne crois pas ça, reprit Sam en secouant la tête. Si vous saviez qu'est-ce qu'est là, j'imagine que vous changeriez de note, comme disait le milan en entendant le rouge-gorge chanter dans la haie.
—Qui est-ce donc? demanda M. Pickwick.
—Voulez-vous la voir, monsieur? rétorqua Sam, en tenant la porte entr'ouverte, comme s'il avait amené de l'autre côté quelque animal curieux.
—Il le faut bien, je suppose, dit le philosophe en regardant, Perker.
—Eh bien! alors, ça va commencer! s'écria Sam. En avant la grosse caisse, tirez le rideau. Entrez les deux conspirateurs.»
En parlant ainsi, Sam ouvrit entièrement la porte, et l'on vit apparaître M. Nathaniel Winkle conduisant par la main la jeune lady qui, à Dingley-Dell, avait porté les brodequins fourrés, et qui maintenant formait un séduisant composé de confusion, de dentelles, de rougeur, et de soie lilas.
«Miss Arabelle Allen! s'écria M. Pickwick en se levant de sa chaise.