«Comment allez-vous, Copperfield! me dit-il. Quelle belle matinée!
— Charmante matinée, monsieur! repartis-je. Pourrais-je vous dire un mot avant que vous vous rendiez à la Cour?
— Certainement, dit-il, venez dans mon cabinet.»
Je le suivis dans son cabinet, où il commença par mettre sa robe, et se regarder dans un petit miroir accroché derrière la porte d'une armoire.
«Je suis fâché d'avoir à vous apprendre, lui dis-je, que j'ai reçu de mauvaises nouvelles de ma tante!
— Vraiment! dit-il, j'en suis bien fâché; ce n'est pas une attaque de paralysie, j'espère?
— Il ne s'agit pas de sa santé, monsieur, répliquai-je. Elle a fait de grandes pertes, ou plutôt il ne lui reste presque plus rien.
— Vous m'é… ton… nez, Copperfield!» s'écria M. Spenlow.
Je secouai la tête.
«Sa situation est tellement changée, monsieur, que je voulais vous demander s'il ne serait pas possible… en sacrifiant une partie de la somme payée pour mon admission ici, bien entendu (je n'avais point médité cette offre généreuse, mais je l'improvisai en voyant l'expression d'effroi qui se peignait sur sa physionomie)… s'il ne serait pas possible d'annuler les arrangements que nous avions pris ensemble.»