Écoute! dis-je, quand j'eus fini avec le pudding, et que je revins prendre encore un peu de chaleur au coin de la cheminée avant qu'on ne m'envoyât coucher. Pourquoi tire-t-on ces grands coups de canon, Joe?
—Ah! dit Joe, encore un forçat d'évadé!
—Qu'est-ce que cela veut dire, Joe?»
Mrs Joe, qui se chargeait toujours de donner des explications, répondit avec aigreur:
«Échappé! échappé!...» administrant ainsi la définition comme elle administrait l'eau de goudron.
Tandis que Mrs Joe avait la tête penchée sur son ouvrage d'aiguille, je tâchai par des mouvements muets de mes lèvres de faire entendre à Joe cette question:
«Qu'est-ce qu'un forçat?»
Joe me fit une réponse grandement élaborée, à en juger les contorsions de sa bouche, mais dont je ne pus former que le seul mot: «Pip!...»
«Un forçat s'est évadé hier soir après le coup de canon du coucher du soleil, reprit Joe à haute voix, et on a tiré le canon pour en avertir; et maintenant on tire sans doute encore pour un autre.
—Qu'est-ce qui tire? demandai-je.