- Les voici, répondit Barney en lui présentant une paire de pistolets. Vous les avez chargés vous-même.
- Bon! reprit Tobie en les mettant dans sa poche. Et les persuadeurs?
- Je les ai, dit Sikes.
- Et les fausses clefs, les vilebrequins, les lanternes sourdes, rien n'est oublié? demanda Tobie, en attachant une petite pince à une bride placée sous la doublure de sa redingote.
- Tout est en règle, reprit son compagnon. Donne-nous les gourdins, Barney; il ne nous manque plus que ça.»
À ces mots, il prit des mains de Barney un gros bâton; Tobie en fit autant.
«En avant!» dit Sikes en tendant la main à Olivier.
Celui-ci, abattu par la fatigue de la marche, étourdi par le grand air et la liqueur qu'il avait été contraint d'avaler, posa machinalement sa main dans celle que Sikes lui tendait.
«Prends-lui l'autre main, Tobie, dit Sikes. Donne un coup d'oeil au dehors, Barney.»
Celui-ci alla à la porte et revint annoncer que tout était tranquille. Les deux voleurs sortirent, avec Olivier entre eux deux; et Barney, après avoir soigneusement fermé la porte derrière eux, s'enroula de nouveau dans sa couverture, et se remit à dormir.