Parmi les poètes dont les œuvres peuvent entrer dans ce genre, il faut citer: Kotlarevsky avec son Ode au Prince Kourakine; Constantin Pouzyme (1790-1850) avec le Paysan petit russien; Alexe Storojenko (1805-1874) avec son «Cygne» où il parle du poète qui meurt fièrement sans attendre les applaudissements de la foule; Samilenko, le traducteur de Molière; Hryntchenko, le Déroulède ukrainien, etc.


Poésie satirique

La poésie satirique fut d’abord cultivée par quelques poètes inconnus dans «Les Psaumes laïques», «La Victoire de Beresteczko», «Lamentations de la Petite Russie sur les Polonophiles», «Mazepa et Palie», «L’introduction du servage en Ukraine», «La conversation de la Grande Russie avec la Petite».

Mais le premier vrai poète satirique de l’époque moderne est Jean Kotlarevsky, appelé avec raison le Père de la littérature moderne ukrainienne. Elève du séminaire de Poltava, militaire, puis fonctionnaire civil, il entra dans la maçonnerie et, peu de temps après, publia en langue ukrainienne son «Enéide travestie».

C’est une satire qui, dans une grande perfection de forme et une langue vive et savoureuse, trace le tableau d’un Olympe mais d’un Olympe aux pots de vin et aux intrigues bureaucratiques. Elle eut trois éditions du vivant de son auteur et, aujourd’hui, elle en compte plus de trente. Napoléon en quittant Moscou en mit, dit-on, un volume dans sa cantine.


Fables

Le premier fabuliste ukrainien est Pierre Artemovsky Houlak (1790-1866) qui s’est rendu célèbre par sa fable «Le Maître et le Chien», protestation énergique contre le servage auquel était soumis le peuple ukrainien. La littérature ukrainienne compte d’autres fabulistes comme Leonid Glibov (1827-1893) par exemple, mais aucun n’a laissé d’œuvres qui méritent de passer à la postérité.

Parmi les autres poètes ukrainiens, car il faut bien se borner, il convient de citer Victor Zabillo, Ivan Franko, W. Stchourat, Bogdan Lepky, qui ont laissé des poésies charmantes de grâce et de finesse. Et actuellement, l’Ukraine voit naître de nombreux poètes comme Tcherniavsky, Vorony et beaucoup d’autres dont les poésies sonnent gaîment.