Parmi les autres historiens ukrainiens contemporains, il faut citer Oreste Levytsky, auteur de Monographies remarquables, le Père Kripviakievitch et Bogdan Buchinsky, auteurs de travaux très documentés sur l’Eglise en Ukraine, Lypinsky qui s’adonne spécialement à l’histoire des relations polono-ruthènes et qui a déjà fait paraître quelques volumes du plus grand intérêt et enfin, pour y prendre une place particulière, M. Stephane Tomachevsky dont l’Insurrection des Haïdamaks et les Etudes historiques sur les Ukrainiens de Hongrie se recommandent par leur documentation et leur impartialité.
Cet aperçu de la littérature ukrainienne est nécessairement très court et laisse dans l’ombre un trop grand nombre d’écrivains qui mériteraient chacun une mention spéciale, mais il est cependant suffisant pour montrer que, malgré les obstacles suscités par ses maîtres, malgré les décrets de proscription et de prohibition, le peuple ukrainien a gardé le culte de sa langue et des belles-lettres et qu’à l’avenir il saura user de la liberté qu’il a conquise pour se développer intellectuellement et moralement.
IIIe PARTIE
LES UKRAINIENS
Réunis en un imposant faisceau dans des tracts et des brochures, ou savamment dosés dans des articles de journaux ou de courtes informations, les arguments qu’agitent les adversaires de l’Ukraine pour dresser leurs violents réquisitoires contre ses aspirations nationales et son désir de liberté et d’indépendance tombent d’eux-mêmes, si on les examine à la lumière du bon sens et avec quelque peu d’esprit critique.
Très impressionnants quand ils sont habillés de phrases pompeuses et grandiloquentes, ils ne sont que loque et néant lorsqu’on les réduit à des faits. La preuve en est aisée à faire.