Si ces gouvernements veulent se faire entendre-là, s'ils veulent discuter ici, est-ce que Votre Excellence déniera leur droit?

Ces Républiques ne sont-elles pas souveraines autant que l'Empire? Ne sont-elles pas égales en droit?

....................................................................

Pourquoi, Monsieur le Ministre, provoquer ces interrogations?

Toutefois, je passe par dessus ce point, et je prie Votre Excellence de me permettre de ne pas prendre congé d'elle, sans avoir mieux éclairé les sérieux et importants motifs qui ont inspiré la communication confidentielle antérieure à celle-ci.

Le jour même qu'est parvenue ici la première nouvelle du désastre de Curupaïty, M. le ministre argentin et moi nous avons exprimé à l'honorable prédécesseur de Votre Excellence la nécessité d'envoyer un nouveau corps d'armée.

Depuis cette conférence, le Brésil a envoyé de nombreux mais de petits contingents. Néanmoins, cet effort du gouvernement impérial suffit à peine pour réparer les pertes qu'a subies et que subit encore l'armée des alliés, et la manière dont ces renforts sont expédiés n'est pas de nature à produire le moindre effet moral.

En sollicitant l'envoi d'une armée nouvelle, mon intention, je ne veux point le dissimuler, était de mettre à l'étude, sur le terrain le plus pratique et le plus matériel, la grande question de la paix ou de la guerre.

Il est démontré, au moins pour moi, que l'armée actuelle est, par le nombre, par la composition et la direction, incapable de donner à la guerre une prompte fin.

Est-ce que les alliés pouvaient remonter à la cause ou aux causes de cette insuffisance?