D'autre part, pourquoi s'étonner, Milord, que le Paraguay empêche les étrangers de passer de son territoire sur celui de ses ennemis, lorsque ceux-ci, en bloquant le Paraguay, ne font autre chose que d'empêcher le passage des étrangers qui résident dans leurs territoires respectifs sur celui du Paraguay? Là est toute la pensée de la mesure prise par le Paraguay, mesure qui fait l'objet de la discussion. Il ne s'agit donc pas de faire du pays la prison de personne, mais d'empêcher que le moyen ordinaire de communication, que lui donne sa position géographique, ne devienne pas, dans les circonstances exceptionnelles où il se trouve, un privilége pour ses ennemis et un désastre pour lui-même.
C'est avec plaisir, Milord, que je profite de cette occasion pour renouveler à Votre Excellence l'assurance de la haute considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être, Monsieur le Ministre,
De Votre Excellence,
le très-humble et très-obéissant serviteur,
Le Chargé d'affaires du Paraguay,
Signé: Gregorio Benitès.
F
Réponse du maréchal Lopez, Président du Paraguay, aux généraux alliés qui l'avaient sommé de se rendre.
Quartier général de Piquisiry, le 24 décembre 1868, à trois heures du soir.