Malheureusement, cette belle profession de foi visait exclusivement le Paraguay dont Rosas poursuivait toujours la réintégration; bien que, prise dans son sens général, elle pût, elle dût être appliquée tant à la Bande-Orientale qu'aux autres territoires platéens.

C'est sur cette dernière interprétation que comptait naturellement notre homme d'Etat versé dans la science occulte des restrictions mentales, afin de dissiper les derniers doutes qui subsisteraient encore, relativement aux vues ultérieures du Brésil, du côté de Montevideo.

La politique impériale est indiquée; nous allons la voir à l'oeuvre.

II

But de la politique brésilienne.

Soutenu par Rosas, comme plus tard Florès le sera par Mitre, Oribe assiége Montevideo.

Le cabinet de San-Christoval profite des embarras de l'Etat Oriental pour lui offrir ses services, contre l'ennemi commun, c'est-à-dire, contre le dictateur de Buenos-Ayres.

En même temps, ce cabinet entame des négociations avec Urquiza, gouverneur de l'Entre-Rios.

A celui-ci, il ne parle pas seulement de la pacification de l'estuaire platéen et de l'organisation de la Confédération Argentine, qui seraient le résultat d'une entente commune. Il flatte l'orgueil du général, tout en ouvrant de splendides perspectives devant son ambition.