II. Première guerre entre Constantin et Licinius.
Zos. l. 2. c. 18.
[Eutrop. l. 10.]
Anony. Vales.
Tandis que l'empereur s'efforçait de terminer par des conciles la contestation qui divisait l'église d'Afrique, il décidait lui-même par les armes la querelle survenue entre lui et Licinius. En voici l'occasion. Constantin voulant donner le titre de César à Bassianus qui avait épousé sa sœur Anastasia, envoya un des grands de sa cour, nommé Constantius, à Licinius pour obtenir son consentement. Il lui faisait part en même temps du dessein qu'il avait d'abandonner à Bassianus la souveraineté de l'Italie, qui ferait par ce moyen une ligne de séparation entre les états des deux empereurs. Ce projet déplut à Licinius. Pour en traverser le succès, il employa Sénécion, homme artificieux, dévoué à ses volontés, et qui étant frère de Bassianus, vint à bout de lui inspirer des défiances, et de le porter à la révolte contre son beau-frère et son bienfaiteur. Cette perfidie fut découverte: Bassianus fut convaincu et paya de sa tête son ingratitude. Sénécion, auteur de toute l'intrigue, était à la cour de Licinius; Constantin le demanda pour le punir: le refus de Licinius fut regardé comme une déclaration de guerre. On peut croire que Constantin la souhaitait; il était sans doute jaloux de n'avoir point profité de la dépouille de Maximin: Zosime fait entendre que Constantin demandait qu'on lui cédât quelques provinces. Licinius commença par faire abattre les statues de son collègue à Émona en Pannonie sur les confins de l'Italie.
III. Bataille de Cibalis.
Cod. Just. lib. 3, tit. 1. leg. 8.
Anony. Vales.
Zos. l. 2, c. 18.
Vict. epit. p. 223.