Anony. Vales.

Aurel. Vict. de Cæs. p. 176 et 177.

Vict. epit. p. 223.

Banduri, numm. in Martiniano.

[Eckhel, Doct. Num. vet. t. VIII, p. 70.]

Constantin pressait le siége avec vigueur. Il avait élevé une terrasse à la hauteur des murs; on y avait construit des tours de bois, d'où l'on tirait avec avantage sur ceux qui défendaient la ville. A la faveur de ces ouvrages, il faisait avancer les béliers et les autres machines pour battre la muraille. Licinius désespérant du salut de la ville, prit le parti d'en sortir et de se retirer à Chalcédoine avec ses trésors, ses meilleures troupes et les officiers les plus attachés à sa personne. Il s'échappa apparemment avant l'arrivée de la flotte ennemie. Il espérait rassembler une nouvelle armée en Asie et se mettre en état de continuer la guerre. Son fils, déja César, mais âgé seulement de neuf ans, ne pouvait lui être d'aucun secours. Il crut appuyer sa fortune, en donnant le titre de César, et peut-être même celui d'Auguste, à Martinianus, son maître des offices, et qui en cette qualité commandait tous les officiers de son palais. C'était dans la circonstance un présent bien dangereux, et l'exemple de Valens avait de quoi faire trembler Martinianus. Mais la puissance souveraine enchante toujours les hommes; elle fixe tellement leurs yeux, qu'ils oublient de regarder derrière eux les naufrages qu'elle a causés. Licinius l'envoie à Lampsaque avec un détachement, afin de défendre le passage de l'Hellespont. Pour lui, il se place sur les hauteurs de Chalcédoine, et garnit de troupes toutes les gorges des montagnes qui aboutissaient à la mer.

LI. Bataille de Chrysopolis.

Euseb. vit. Const. l. 2, c. 11, 15, 16, 17.

Zos. l. 2, c. 26.

Anony. Vales.