Ces statues, dont on peut dire que Constantinople fut peuplée, étaient celles des dieux des païens, que Constantin avait enlevées de leurs temples. On voyait entre autres ces anciennes idoles, si long-temps les objets d'une adoration insensée; l'Apollon Pythien et celui de Sminthe, avec les trépieds de Delphes, les Muses de l'Hélicon, ce Pan si célèbre que Pausanias et les villes de la Grèce avaient consacré après la victoire remportée sur les Perses, la Cybèle placée par les Argonautes sur le mont Dindyme, la Minerve de Linde, l'Amphitrite de Rhodes, et surtout celles qui avaient autrefois rendu des oracles, et qui devenues muettes ne recevaient plus au lieu d'encens que du mépris et des railleries.

LXXX. Églises bâties.

Euseb. vit. Const. l. 4, c. 58 et seq.

Socr. l. 1, c. 16.

Soz. l. 2, c. 3.

Greg. Naz. carm. 9, t. 2, p. 78.

Theoph. p. 18.

Hist. Misc. l. 11, apud Muratori, t. 1, p. 73 et 74.

Cedren. t. 1, p. 284.

Niceph. Call. l. 7, c. 49.