[138] C'est Philostorge qui parle de cette ville, il la nomme Adane.—S.-M.

[139] C'est ce que dit Philostorge (l. 3, c. 4). Pour les Arabes eux-mêmes, ils se regardaient comme les descendants de Saba, fils de Kahthan, le même que le Yectan de l'Écriture, fils de Sem.—S.-M.

[140] Tous les Éthiopiens sont encore circoncis, malgré le christianisme qu'ils professent.—S.-M.

[141] On verra que sa conduite fut imitée par ses successeurs.—S.-M.

[142] Philostorge rapporte que ce Théophile était Indien, et qu'il avait été envoyé comme ôtage à Constance par les Dives, peuple de l'Inde. Cependant saint Grégoire de Nysse (Cont. Eunom. l. 1, t. 2, p. 294) l'appelle Blemmyen, Βλεμμυς. Les Blemmyes était un peuple barbare au midi de l'Égypte. Le nom de Théophile ferait croire qu'il était Grec et qu'il descendait de quelques-uns des Grecs attirés dans l'Inde par le commerce, et qui s'y étaient établis.—S.-M.

[143] C'est là une conjecture de Henri Valois (ad Amm. l. 22, c. 7); elle n'a aucun fondement, et n'est pas, même dans son énoncé, exempte d'erreur. L'île de Diu, qui n'a jamais eu d'autre célébrité que celle que les Portugais lui ont donnée par le siége qu'ils y soutinrent contre les Musulmans, en l'an 1545, est sur la côte du Guzarate fort loin des bouches de l'Indus. Philostorge est le premier qui ait parlé (l. 3, c. 4 et 15) des Dibènes τῶν Διβηνῶν habitants de l'île de Díu τὸν Διβοῦ νῆσον, et ce qu'il en dit ne suffit pas pour en indiquer la position. Le nom seul ferait voir qu'il s'agit d'une portion de l'Inde, car dans tous les idiomes de cette région, il existe un mot presque semblable de son, qui signifie île. Ammien Marcellin parle des mêmes peuples (l. 22, c. 7), en mentionnant les ambassades que reçut Constance. Inde nationibus Indicis certatim cum donis optimates mittentibus.... ab usque Divis et Serendivis. Comme le dernier nom ne peut s'appliquer qu'à l'île de Ceylan, qui, jusqu'à présent, a conservé chez les Arabes le nom de Serandib, on peut présumer avec assez de raison, que celui qui le précède, doit s'appliquer au groupe des îles Laquedives, situé en avant de Ceylan et du continent Indien, d'autant plus qu'en venant de l'Occident vers ces deux pays, il faut nécessairement reconnaître les îles dont je parle. Le nom rapporté par Philostorge et par Ammien Marcellin, est dérivé du Samskrit; et signifiant les Iles, il est tout-à-fait propre à les désigner.—S.-M.

[144] Les auteurs orientaux parlent souvent des Juifs établis à une époque très-ancienne dans l'Yemen et dans d'autres parties de l'Arabie. On voit par leurs récits que plusieurs des rois de l'Yemen, de la race d'Himyar, professèrent le judaïsme. Mais ils ne donnent pas assez de détails pour qu'on puisse déterminer d'une manière approximative la date de l'introduction de cette religion dans la partie méridionale de l'Arabie.—S.-M.

[l. 3, c. 6. Niceph. Call. l. 4, c. 32.]

Ptol. l. 6, c. 7.

Peripl. mar. Eryth. p. 17.