Zos. l. 2, c. 15.

Constantin avait une armée de quatre-vingt-dix mille hommes de pied et de huit mille chevaux. Elle était composée de Germains, de Bretons et de Gaulois. Mais la nécessité où il était de border le Rhin de soldats pour la sûreté de la Gaule, ne lui laissa que vingt-cinq mille hommes à conduire au-delà des Alpes. Un mot qui ne se trouve que dans un panégyriste[16], suppose qu'il avait une flotte avec laquelle il s'empara de plusieurs ports en Italie. Mais on ne sait sur ce point aucun détail.

[16] Ille Oceanum classe transmisit, tu et Alpes gradu, et classibus portus Italicos occupasti. Incert. Paneg. § 25.—S.-M.

XCIII. Inquiétudes de ce prince.

Incert. Pan. ibid.

Euseb. vit. Const. l. 1, c. 37.

Hist. Misc. l. 11, apud Muratori, t. I, p. 7.

C'était peu de troupes contre des forces aussi grandes que celles de Maxence: mais au nombre suppléait une bravoure éprouvée, et la capacité de leur chef, qui ne les avait jamais ramenées du combat qu'avec la victoire. Il y eut pourtant d'abord quelques murmures dans l'armée; les officiers même semblaient intimidés et blâmaient sourdement une entreprise qui paraissait téméraire; les haruspices ne promettaient rien d'heureux; et Constantin, qui n'était pas encore affranchi des superstitions, redoutait non pas les armes de son ennemi, mais les maléfices et les secrets magiques qu'il mettait en œuvre.

XCIV. Réflexions qui le portent au christianisme.

Euseb. Vit. Const. l. 1, c. 27.