Vict. epit. p. 221.
Lact. de mort. persec. c. 44.
Libanius, orat. 3. t. 11, p. 105 et 106. ed. Morel.
Praxag. apud Phot. cod. 62.
Acta Metr. et Alex. apud Phot. cod. 256.
Incert. Pan. c. 27.
Prud. ad Sym. l. 1, va. 448.
Till. note 31, sur Constantin.
Vorburg, Hist. Rom. Germ., t. 2, p. 138.
Ce dut être alors que Maxence fit jeter un pont de bateaux sur le fleuve, au-dessus du Ponte-Mole, apparemment vers l'endroit appelé les Roches-Rouges [Saxa rubra], à neuf milles de Rome. C'était le lieu qu'il avait choisi pour combattre, soit que le poste lui parût plus avantageux, soit pour obliger ses troupes à faire de plus grands efforts en leur rendant la retraite plus difficile, soit que, se défiant des Romains, il voulût livrer la bataille hors de leur vue. Ce pont était construit de manière qu'il pouvait s'ouvrir ou se rompre en un moment, n'étant lié par le milieu qu'avec des crampons de fer, qu'il était aisé de détacher. C'était en cas de défaite un moyen de faire périr l'armée victorieuse dans le temps même de la poursuite. Des ouvriers cachés dans les bateaux devaient ouvrir le pont, dès que Constantin et ses troupes seraient dessus, pour les précipiter dans le fleuve. Quelques modernes, fondés sur le récit que Lactance, les panégyristes et Prudence font de cette bataille, nient l'existence de ce pont; ils prétendent que ce fut du pont Milvius que Maxence dans sa déroute tomba dans le Tibre, soit qu'il l'eût lui-même fait rompre avant l'action, comme Lactance semble le dire, soit que la foule des fuyards l'en ait précipité. Mais nous suivrons ici Eusèbe et Zosime, qui décrivent en termes précis ce pont de bateaux, et dont le témoignage très-considérable en lui-même, surtout quand ils s'accordent ensemble, est ici appuyé par le plus grand nombre d'anciens auteurs.