Theod. l. 2, c. 17.

Soz. l. 4, c. 11.

Cod. Th. lib. 16; tit. 2, leg. 13 et 14.

Till. Arian. art. 67.

Il fut témoin de l'attachement des Romains pour le pape Libérius, et de leur aversion pour Félix. On regardait celui-ci comme un intrus: on disputait à son clergé tous les priviléges ecclésiastiques; et sur la fin de l'année l'empereur fut obligé de les confirmer par deux lois, dont l'une est adressée à Félix. Avant son départ de Rome, il reçut à ce sujet une députation tout-à-fait extraordinaire. Les femmes des magistrats et des citoyens les plus distingués, ayant concerté ensemble, pressèrent leurs maris de se réunir pour demander à l'empereur le retour de Libérius; elles les menaçaient de les abandonner, s'ils ne l'obtenaient, et d'aller trouver leur évêque dans son exil. Les maris s'en excusèrent sur la crainte d'offenser l'empereur, qui regarderait cette démarche comme l'effet d'une cabale séditieuse: Chargez-vous vous-mêmes de cette requête, leur dirent-ils; s'il vous refuse, du moins ne vous en arrivera-t-il aucun mal. Elles suivirent ce conseil; et s'étant parées de leurs plus beaux habits, elles vont se jeter aux pieds de l'empereur, et le supplient d'avoir pitié de Rome privée de son pasteur et livrée à des loups ravissants. Constance leur ayant répondu qu'elles avaient un vrai pasteur dans la personne de Félix, elles jettent de grands cris, et ne témoignent que de l'horreur pour ce faux prélat. Le prince promet de les satisfaire; il expédie aussitôt des lettres de rappel en faveur de Libérius, à condition qu'il gouvernera l'église de Rome conjointement avec Félix; et pour calmer le peuple, on fait dans le cirque la lecture de ces lettres. Le peuple s'en moque; il s'écrie que rien n'est mieux imaginé; qu'apparemment comme il y a dans le cirque deux factions distinguées par les couleurs, on veut qu'elles aient chacune leur évêque. Enfin toutes les voix se réunissent pour crier: Un Dieu, un Christ, un évêque. Constance, confus de ces clameurs, tint conseil avec les prélats qui suivaient la cour, et consentit à rétablir Libérius, pourvu qu'il voulût se réunir de sentiment avec eux.

XXXII. Affaires de l'église.

Ath. ad monach. t. 1, p. 368; de fuga, p. 322 et 323, et epist. ad episc. c. 6, p. 276.

Hilar. de synod. p. 1151, 1155 et 1201, et in Const. p. 1237-1260.

Hieron. de script. eccl. c. 97, t. 2, p. 918.

Rufin. l. 10, c. 27.