Pectoris ingenui salientia viscera flammis

Imposuit: magico carmine rupit humum.

Ausus ab Elysiis Pompeium ducere campis, etc.

Il serait possible que ces horribles imputations ne fussent que des bruits populaires, fondés sur ce qu'on disait alors des rites barbares usités dans les cérémonies magiques, et sur ce qu'on racontait des sacrifices humains, pratiqués dans les mystères de Mithra, sur lesquels on peut voir, en particulier, Socrate (l. 3, c. 2 et l. 5, c. 16), et Sozomène (l. 5, c. 7). Cependant il est bon de remarquer que long-temps avant cette époque, Pline paraît aussi accuser les mages d'avoir pratiqué de semblables sacrifices. Nam homines immolare gratissimum, dit-il (l. 30, c. 6), en parlant des cérémonies magiques en usage chez les Perses.—S.-M.

[204] Il était protector, ou soldat de la garde, et exerçait les fonctions de Rationarius Apparitor Mesopotamiæ ducis.—S.-M.

[205] Dans un lieu nommé Hiaspis, selon Ammien Marcellin, et arrosé par le Tigre. Fundum in Hiaspide, qui locus Tigridis fluentis adluitur. Amm. Marc. l. 18, c. 5.—S.-M.

[206] Qui tractus omnes adversos ducis potestate tunc tuebatur. Amm. Marc. ibid.—S.-M.

[207] Le roi lui avait conféré le droit de porter la tiare, ce qui lui donnait l'entrée au conseil. Et apicis nobilitatus auctoritate, quo honore participantur mensæ regales, et meritorum apud Persas ad suadendum ferendasque sententias in concionibus ora panduntur. Le même auteur dit plus loin, l. 18, c. 8, en parlant du même Antonin, sublatâ tiarâ, quam capiti summo ferebat honoris insigne.—S.-M.

[208] Ce qui était arrivé depuis quarante ans, selon le texte d'Ammien Marcellin. Jam inde quadragesimi anni memoriam replicabat. Ce passage ferait voir que les deux empires étaient en état de guerre, depuis une époque de beaucoup antérieure à la mort de Constantin. Cette indication est plus conforme à ce que nous apprend l'histoire d'Arménie, qu'à ce que nous savons par les auteurs grecs et latins qui nous restent.—S.-M.

[209] En rapportant ce discours d'Antonin, Ammien Marcellin indique une circonstance que Lebeau n'a pas fait entrer dans le récit de la bataille de Singara (voyez ci-devant, l. VI, § 50). Il mentionne les victoires d'Hileïa et de Singara: Et maximè, dit-il, apud Hileiam et Singaram, ubi acerrimâ illâ nocturnâ concertatione pugnatum est. Sans un passage de l'abrégé historique de Sextus Rufus, on pourrait croire qu'il s'agit de deux actions différentes; mais on y voit qu'Hiléia, que ce dernier écrivain appelle Eleia, était un endroit voisin de Singara, et qui fut sans doute plus particulièrement le théâtre de cette affaire. Nocturna verò, dit-il, Eleiensi prope Singaram pugnâ, ubi præsens Constantius adfuit. La position de ce lieu m'est tout-à-fait inconnue.—S.-M.