[212] Depuis le Tigre jusqu'au Camp des Maures, jusqu'à Sisara et même jusqu'auprès de la ville, dit Ammien Marcellin. A Tigride per Castra Maurorum, et Sisara, et conlimitia reliqua adusque civitatem. Sisara m'est inconnu. Pour le lieu appelé Castra Maurorum (le Camp des Maures), d'Anville s'est trompé en disant qu'il en est question dans la Notice de l'empire, où selon lui il y aurait une faute (Géogr. anc., t. 2, p. 203), et où il faudrait lire Castra Mororum (le Camp des mûriers). C'est une erreur de d'Anville; dans aucun endroit de la Notice de l'empire il n'est question d'un lieu nommé Castra Maurorum, soit en Mésopotamie, soit partout ailleurs. Il prétend aussi que c'est le lieu nommé par les modernes Kafartouta, entre Dara et Rasaïn. Quand cette identité serait incontestable, je ne vois pas pourquoi on rejetterait la leçon fournie par Ammien. Ce lieu pouvait bien être une station des troupes Maures, qui à cette époque étaient en fort grand nombre au service de l'empire. Il est probable que c'est à cette circonstance que cette forteresse devait le nom qu'elle portait. Ammien Marcellin dit ailleurs (l. 25, c. 7.) que c'était une place importante, munimentum perquam opportunum.—S.-M.
[213] Ad secundum lapidem.—S.-M.
[214] C'est le nom que les Syriens donnaient au mont Masius, qui séparait la Mésopotamie de l'Arménie. Voyez mes Mémoires hist. et géogr. sur l'Arménie, t. 1, p. 48 et 49.—S.-M.
[215] Jusqu'à un mauvais château, munimentum infirmum, nommé Amudis.—S.-M.
[216] Cette étymologie donnée par Ammien Marcellin est très-exacte. Meïacarire, dit-il, nomine venissemus, cui fontes dedere vocabulum gelidi, l. 18, c. 6.—S.-M.
[217] Cette lettre était ainsi conçue: Amandatis procul Graiorum legatis, forsitan et necandis, Rex longævus non contentus Hellesponto, junctis Granici et Rhyndaci pontibus, Asiam cum numerosis populis pervasurus adveniet, suopte ingenio irritabilis et asperrimus, auctore et incensore Hadriani quondam Romani principis successore: actum et conclamatum est, ni caverit Græcia. Amm. Marcell. l. 18, c. 6.—S.-M.
[218] Ammien Marcellin l'appelle Corduene: c'est le même pays, dont le nom est prononcé d'une manière un peu différente. C'est le pays et le nom des Curdes modernes.—S.-M.
[219] Ce satrape paraît être le même que celui qui est nommé Junius dans la chronique de Malala (part. 2, p. 27, ed. Chilmead).—S.-M.
[220] Voyez ce que j'ai dit de ces peuples, ci-devant, liv. IX, § 30, p. 177, note 1.—S.-M.
[221] Il s'agit peut-être ici des peuples barbares qui habitaient la partie septentrionale du Schirwan actuel, qui est l'Albanie des anciens. Ce pays occupé actuellement par les Lezghis, encore la terreur des régions environnantes, était alors possédé par le mème peuple, appelé par les anciens Legæ, et par les Arméniens Gheg ou Leg. Ceux-ci les représentent comme les alliés constants des rois de Perse, dans leurs guerres contre l'Arménie et contre l'empire. Peu après l'époque qui nous occupe un certain Schergir était leur roi, et c'est sans doute de lui que parle Ammien Marcellin.—S.-M.