XLI. Il fait profession ouverte d'idolâtrie.

[Jul. ad Athen. p. 277 et 286.

Greg. Naz. or. 3, t. 1, p. 68 et 69.]

Liban. or. 10, t. 2, p. 288.

[Zos. l. 3, c. 11.

Soz. l. 5, c. 1.]

Till. Julien, note 4.

Le paganisme se montre à découvert dans cette pièce. Julien avait enfin levé le masque en entrant dans l'Illyrie. Il ouvrait les temples que Constantin et Constance avaient fermés; il les ornait d'offrandes; il immolait des victimes, et exhortait les peuples à reprendre le culte des Dieux de leurs pères. Les Athéniens furent les premiers à signaler leur attachement à l'idolâtrie: ils s'empressèrent de rouvrir le fameux temple de Minerve et ceux des autres divinités; ils firent couler le sang des victimes, dont leur terre paraissait altérée. Une contestation survenue entre les familles sacerdotales partageait toute la ville. Le nouvel Auguste, idolâtre dévot, qui s'était follement proposé d'épurer le paganisme, en y appliquant les maximes vraiment divines de la religion chrétienne, écrivit aux Athéniens pour faire cesser cette division; il leur manda que la paix et la concorde étaient le plus agréable sacrifice qu'ils pouvaient offrir aux Dieux.

XLII. Bienfaits qu'il répand sur les provinces.

Amm. l. 21, c. 12.