Hist. misc. l. 12, apud Muratori, t. 1, p. 81.
Suid. in Ἰοβ. ανός.
Till. note 2, sur Valentinien.
Jovien, Valentinien et Valens, qui tous trois parvinrent à l'empire, méritèrent dès lors la récompense que Dieu destinait à leur fermeté. Les deux premiers étaient tribuns de la garde du prince[394]: le troisième tenait dans le même corps un rang inférieur. Julien ayant déclaré qu'il entendait que les soldats, et surtout ceux de sa garde, renonçassent au christianisme ou au service, Jovien offrit de remettre son épée; ce que Julien n'accepta pas, pour ne pas perdre un officier de ce mérite. Il ne voulut pas non plus pousser à bout la constance de Valens. Mais celle de Valentinien parut avec trop d'éclat, pour laisser à l'empereur la liberté de dissimuler. Julien entrait avec pompe dans le temple de la Fortune, pour y célébrer un sacrifice. Les ministres du temple, rangés à droite et à gauche dans le vestibule, aspergeaient d'eau lustrale le prince et son cortége. Valentinien en qualité de commandant de la garde marchait devant l'empereur. S'étant aperçu qu'une goutte de cette eau profane était tombée sur son habit, il s'échappa jusqu'à frapper rudement le ministre, et coupant la pièce il la jeta par terre avec horreur. Le philosophe Maxime qui marchait à côté de Julien, lui fit remarquer cette brusquerie qu'il traitait de sacrilége. Au retour, l'empereur bannit Valentinien et le relégua à Mélitène[395]. Mais afin de ne paraître jamais punir personne précisément pour raison de religion, il prétexta des négligences dans le service. M. de Tillemont place la scène de cet événement dans Antioche; il se fonde sur un mot de Théodoret, qui ne me paraît pas conclure nécessairement en faveur de cette opinion; et nous savons que Julien avait consacré dans Constantinople un temple à la Fortune.
[394] Selon Philostorge, l. 7, c. 7, Valentinien était alors comte et chef du corps de cavalerie dont les soldats étaient appelés Cornuti. La même indication se trouve dans la chronique Paschale, p. 297, et dans celle de Théophanes.—S.-M.
[395] Selon Philostorge, ce fut à Thèbes en Égypte, et, selon Théodoret, dans un château situé près du désert, εἰς φρούριον παρὰ τὸν ἔρημον κείμενον. Jean Malala place (part. 2, p. 29) l'exil de Valentinien dans une ville de Salabria dont la position est inconnue.—S.-M.
XXXI. Persécution dans les provinces.
Greg. Naz. or. 3, t. 1, p. 86 et 92. et ep. 194, p. 891.
Chron. Hier.
Socr. l. 3, c. 13.