[384] Cette mention d'Ammien Marcellin est peut-être la première qui fasse connaître les chameaux comme habitant dans cette partie de l'Afrique. On ne trouve rien de semblable dans les auteurs plus anciens, ni dans les récits relatifs aux guerres des Carthaginois contre les Romains.—S.-M.
XXVIII.
Jovien part d'Antioche.
Amm. l. 25, c. 1O.
Chron. Alex. vel Pasch. p. 299.
Socr. l. 3, c. 26.
Zon. l. 13, t. 2, p. 28.
L'équité de Jovien donne lieu de penser qu'il aurait puni cette cruelle avarice. Mais les plaintes des Leptitains n'arrivèrent qu'après sa mort. Croyant qu'il était nécessaire de se rapprocher de l'Occident, dont il ne recevait aucune nouvelle, il résolut, malgré la rigueur de l'hiver, qui fut très-rude cette année, de regagner au plus tôt Constantinople. Il partit d'Antioche au mois de décembre, sans être arrêté par de prétendus pronostics[385], que l'événement rendit remarquables, mais qui ne pouvaient en effet alarmer que des païens superstitieux. Il ne voulut pas sortir de Tarse sans avoir rendu à Julien quelques honneurs funèbres: il donna ordre d'ajouter des ornements à son tombeau[386]; ce qui ne fut exécuté que sous le règne de Valentinien et de Valens.
[385] Le globe que tenait la statue de Maximien tomba.—S.-M.
[386] Ammien Marcellin remarque que ce tombeau était situé en dehors des murailles, sur le chemin qui conduit aux passages du mont Taurus. In pomœrio situm itineris, quod ad Tauri montis angustias ducit. Amm. Marc., l. 25, c. 10.—S.-M.