Soz. l. 6, c. 2.
Pendant que l'idolâtrie insultait au christianisme, l'empire était affligé des fléaux les plus funestes. Le règne de Julien, malgré tant d'heureux présages, ne fut qu'une suite de calamités. Un grand nombre de villes furent ruinées par des tremblements de terre en Palestine, en Afrique, en Grèce, en Sicile. Le 2 décembre sur le soir, Nicomédie déjà renversée quatre ans auparavant, acheva d'être détruite par une nouvelle secousse, qui fit aussi tomber une grande partie de Nicée. Un pareil désastre fut accompagné à Alexandrie d'un phénomène qui n'était pas moins effrayant. La mer, s'étant tout à coup retirée, revint avec violence; elle se porta fort loin dans les terres, et monta à une telle hauteur, qu'en retournant dans son lit elle laissa des nacelles sur le toit de plusieurs cabanes. En mémoire de cet événement on célébra par la suite tous les ans dans Alexandrie une fête solennelle, qu'on appelait la fête du tremblement. La mer engloutit des villes entières. A ces accidents se joignit la sécheresse qui dura jusque vers le solstice d'hiver. Les sources tarirent, et les fontaines de Daphné, toujours abondantes même dans les plus grandes chaleurs, demeurèrent long-temps à sec. La peste survint encore et fit périr quantité d'hommes et d'animaux. Enfin une famine générale réduisit les hommes dans plusieurs provinces à vivre d'herbes et de racines.
XXI.
Disette à Antioche.
Jul. misop. p. 368.
Amm. l. 22, c. 14.
Liban. vit. t. 2, p. 42 et 43; or. 4, p. 152 et 168, et or. 10, p. 306.
Chrysost. de Sto. Babyla, et contra Jul. et Gent. t.2, p. 522.
Socr. l. 3, c. 17.
Soz. l. 5, c. 18.