Punitions sévères.

Chron. Alex, p. 302.

[Joan. Malal. part. 2, p. 31 et 32.]

Zon. l. 13, t. 2, p. 30.

Cedren. t. 1, p. 310.

Suid. in Σαλόυστιος.

Ce n'était pas la faiblesse du gouvernement qui faisait naître ces désordres. Jamais prince ne fut plus prompt à punir, ni plus rigoureux dans les punitions. Il fit mourir un grand nombre de sénateurs et de magistrats, convaincus de concussions et d'injustices. L'eunuque Rhodanius, grand-chambellan, fier de sa puissance et de ses richesses, s'empara des biens d'une veuve, nommée Bérénice. Elle s'en plaignit à l'empereur, qui lui donna pour juge Salluste, honoré du titre de patrice, depuis qu'il était sorti de la préfecture. Celui-ci condamna Rhodanius, et l'empereur en conséquence ordonna la restitution des biens. Mais l'eunuque, loin d'obéir, prit à partie Salluste lui-même. Par le conseil du patrice, la veuve alla se jeter aux pieds de l'empereur, pendant qu'il assistait aux jeux du cirque, et l'instruisit avec larmes de l'opiniâtreté de son persécuteur. Rhodanius était debout auprès du prince. Valentinien, transporté de colère, le fit aussitôt précipiter dans l'arêne, et brûler vif aux yeux des spectateurs, tandis qu'un crieur publiait à haute voix son crime et sa désobéissance. Tous les biens du coupable furent abandonnés à Bérénice. Le sénat et le peuple, quoique saisis d'horreur, applaudirent à cette exécution terrible; la renommée la publia avec effroi dans tout l'empire; mais la colère de ceux qui gouvernent, n'étant qu'un mouvement passager, ne produit que des impressions de même nature; et l'injustice trembla sans se corriger.

LI.

Suites de la guerre des Goths.

Amm. l. 27, c. 5.