[216] Contra hæc Persæ objecerunt instructas cataphractorum equitum turmas sic confertas, ut laminis coaptati corporum flexus splendore præstringerent occursantes obtutus, operimentis scorteis equorum multitudine omni defensa. Amm. Marc. l. 24, c. 6.—S.-M.
[217] L'infanterie persane, défendue par des boucliers oblongs et creux, tissus d'osier et recouverts de cuir crud, combattait en bataillons serrés. Quorum in subsidiis manipuli locati sunt peditum, contecti scutis oblongis et curvis, quæ texta vimine et coriis crudis gestantes, densiùs se commovebant. Amm. Marc. l. 24, c. 6. On voit par là que les Persans à cette époque avaient acquis une certaine habileté dans l'art de la guerre, et on n'est pas étonné des avantages qu'ils obtinrent souvent sur les Romains, et de la résistance qu'ils leur opposèrent presque toujours avec succès.—S.-M.
[218] Amm. Marcellin parle, l. 24, c. 6, des éléphants comme de collines mouvantes, qui par leur masse répandaient partout la terreur. Post hos elephanti gradientium collium specie, motuque immanium corporum propinquantibus exitium intentabant. Libanius est plus exagéré encore: les éléphants auraient pu, selon lui, fouler aux pieds les légions romaines, comme des épis de blé. Καὶ μεγέθεσιν ἐλεφάντων, οἷς ἷσον ἔργον δι' ἀσταχύων ἐλθεῖν καὶ φάλαγγος. (Or. 10, t. 2, p. 320.)—S.-M.
[219] Dans quelques manuscrits d'Ammien Marcellin ce général est appelé Tigrane, nom plus commun; mais Zosime (l. 3, c. 25) le nomme Pigraxès, et il ajoute que par sa naissance et par sa dignité, il l'emportait sur tous les autres après le roi de Perse. Πιγράξης, γένει καὶ ἀξιώσει προέχων ἁπάντων μετὰ τὸν σφῶν βασιλέα. Il place Suréna après lui; ce passage est très-propre à confirmer ce que j'ai dit p. 79, note 2, liv. XIV, § 15, au sujet de ce dernier général, pour faire considérer son nom, plutôt comme un nom propre, que comme un titre.—S.-M.
[220] Quelques manuscrits lui donnent le nom de Nartéus; il est appelé Anarréus ou Anaréus, Ἀνάρεος, par Zosime, l. 3, c. 25.—S.-M.
[221] Selon la disposition d'Homère, secundùm Homericam dispositionem, dit Ammien, l. 24, c. 6; il paraît que Julien, grand admirateur d'Homère, avait pris dans ce poète l'idée d'un pareil ordre, attribué à Nestor, comme on peut le voir par ces vers de l'Iliade, l. 4, v. 297:
Ἱππῆας μὲν πρῶτα σὺν ἵπποισιν καὶ ὄχεσφι,
Πεζοὺς δ' ἐξόπιθεν στῆσεν πολέας τε καὶ ἐσθλούς,
Ἕρκος ἔμεν πολέμοιο· κακοὺς δ' ἐς μέσσον ἔλασσεν.
«Il place d'abord les cavaliers avec leurs chevaux et leurs chars; aux derniers rangs, sont les nombreux et braves fantassins, défense des armées, et au milieu sont les guerriers timides, etc.»—S.-M.