Ducange, fam. Byz. p. 69.
Chron. Alex. p. 305.
Greg. Nyss. de Placilla, t. 3, p. 533.
Sa femme, Ælia Flaccilla, que les Grecs nomment souvent Placilla et quelquefois Placidie, contribua beaucoup à sa gloire et au bonheur de ses sujets. Elle était Espagnole, selon le sentiment le plus suivi, fille d'Antoine, consul en 382. Jamais union ne fut mieux assortie. Ils semblaient se disputer l'un à l'autre le prix de toutes les vertus. Flaccilla secondait Théodose lorsqu'il s'agissait de fermeté et de justice; elle le devançait dans les actions de douceur et de bonté; c'était un modèle de piété, de chasteté, de tendresse conjugale. Elle savait allier la modestie avec une noble hardiesse, l'humilité avec la grandeur d'âme. Pleine de foi, de zèle pour l'église, de charité pour les pauvres, elle sanctifiait son mari par son exemple et par ses conseils; elle lui répétait souvent ces paroles: Ne perdez jamais de vue ce que avez été et ce que vous êtes. Lorsqu'elle quitta l'Espagne, elle était déja mère d'un fils et d'une fille. Arcadius doit être né en 377, et Pulchérie l'année suivante.
VI.
Famille de Théodose.
Vict. epit. p. 234.
Themist. or. 16, p. 203.
Zos. l. 5, c. 2.
Symm. l. 10, ep. 57.