XLVIII.

Il est proclamé empereur.

Zos. l. 4, c. 35.

Vict. epit. p. 231.

Pacat. paneg. c. 31.

Claud. de 4º Cons. Hon.

Socr. l. 5, c. 11.

Prosp. chr.

Il avait pris naissance en Espagne[473] dans la même contrée que Théodose, dont il se vantait d'être allié[474]. Il servit avec lui dans la Grande-Bretagne[475], lorsque Théodose y faisait ses premières armes sous les ordres de son père. Étant resté dans ce pays, il parvint aux premières dignités de la milice. Il ne put, sans jalousie, voir élevé sur le trône celui qu'il traitait d'ancien camarade de service, tandis que lui-même demeurait caché dans un coin obscur de l'empire[476]. La haine qu'il conçut contre Gratien, auteur de l'élévation de Théodose, le porta à corrompre les troupes, toujours plus séditieuses en ce pays, parce qu'elles étaient plus éloignées du souverain. Il sema des mécontentements et des murmures; mais il eut l'adresse de couvrir ses intrigues, et se ménagea le prétexte dont il sut souvent se prévaloir, d'avoir été malgré lui entraîné à la révolte. Les faveurs que l'empereur répandait sur les Barbares, achevèrent de soulever les esprits: les officiers et les soldats déclarèrent que puisque Gratien méconnaissait les Romains, ils ne le reconnaissaient plus pour empereur. On proclama Maxime Auguste, et, malgré sa feinte résistance, il fut revêtu de la pourpre.

[473] Zosime est le seul auteur qui lui attribue cette origine, voyez ci-devant, p. 226, note 2.—S.-M.