Baronius.
Pagi ad Baron.
Reines. insc. cl. 3, nº 63.
Till. Grat. art. 20, not. 27, et vie de S. Ambr. art. 34.
Après plusieurs députations réciproques, Valentinien consentit à reconnaître Maxime pour légitime empereur de la Gaule, de l'Espagne, et de la Grande-Bretagne; et Maxime lui assura la possession tranquille du reste de l'Occident. La crainte de Théodose, qui armait déja, contribua beaucoup à déterminer l'usurpateur à cet accommodement. Maxime associa à l'empire son fils Victor, encore enfant, et lui donna le nom de Flavius[495], que les empereurs portaient depuis Constantin; mais qu'il ne paraît, ni par les médailles, ni par les auteurs, qu'il ait pris pour lui-même[496]. La Grande-Bretagne, dépourvue de la jeunesse du pays et des troupes romaines, que Maxime avait prises à sa suite, demeura exposée aux ravages des Pictes et des Scots[497]. Les faibles secours que l'empire y envoya de temps en temps, ne servirent qu'à lui procurer quelques intervalles de repos, jusqu'à la conquête des Anglais et des Saxons, qui s'en rendirent maîtres au milieu du cinquième siècle. C'est à cette dernière invasion, et non pas au temps de Maxime, qu'il faut rapporter l'établissement des Bretons dans la partie de la Gaule nommée alors Armorique, et aujourd'hui Bretagne[498]. Tout ce que les légendaires racontent ici de Conan, de sainte Ursule et de ses onze mille vierges, est également fabuleux, et a été réfuté par les plus savants critiques[499].
[495] Les légendes des médailles du fils de Maxime sont ainsi conçues: D. N. FL. VICTOR. P. F. AVG. Pour celles de son père, elles sont ainsi: D. N. MAG. MAXIMVS. P. F. AVG.—S.-M.
[496] Une inscription antique fait connaître les noms et les titres de Maxime et de son fils.
DD. NN. MAG. CL. MAXIMO. ET.
FL. VICTORI. PIIS. FELICIBUS.
SEMPER. AVGVSTIS.