[542] Ce temple était situé, selon Libanius, pro temp., p. 26, sur les frontières de la Perse, κεῖται μὲν γὰρ πρὸς τοῖς ὁρίοις Περσῶν νεὼς: il ne ressemblait à aucun autre, de l'aveu de tous ceux qui l'avaient vu, ὧ παραπλήσιον ὀυδὲν, ὡς ἐστιν ἁπαντων τῶν τεθεαμένων: il était d'une telle grandeur et d'une telle élévation qu'il semblait être une ville, ὅυτω μέγιστος ἐγεγόνει τοῖς λίθοις, τοσοῦτον ἐπέχον τῆς γῆς, ὁποσον καὶ ἡ πόλις. Tillemont pense (Théod. art. 15), que Libanius veut parler du temple du dieu Lunus à Carrhes dans la Mésopotamie; ce qui serait possible.—S.-M.
[543] Δουλεύοντος τῇ γυναικὶ, dit Libanius, p. 28. Cette femme est nommée Achantia par Idatius.—S.-M.
[544] De ces gens, dit Libanius, p. 28, qui affectent de vivre couverts de robes de deuil, ὧν τῆς ἀρετῆς ἀπόδειξις τὸ ζῆν ἐν ἱματίοις πενθούντων.—S.-M.
XVI.
Il est trompé par les Lucifériens.
Marcell. et Faust. libell.
Till. Theod. art. 19, et Arian. art. 140.
Théodose ne poursuivait que les erreurs capables de troubler l'ordre public. Il épargnait ces sectes pacifiques qui rampaient dans l'obscurité et le silence. C'est pour cette raison qu'il faisait grâce aux Novatiens. Les Lucifériens surprirent même sa bonté naturelle. Se plaignant d'être persécutés, parce qu'ils n'avaient pas assez de force pour être persécuteurs, deux de leurs prêtres, Marcellinus et Faustinus, lui présentèrent une requête. Ils imputaient faussement aux catholiques les violences les plus outrées. Le ton de piété, que l'hypocrisie emprunte aisément, trompa Théodose. Il les reçut comme des orthodoxes injustement outragés: il se déclara leur protecteur par un rescrit dans lequel il traite d'hérétiques leurs adversaires, reconnaissant néanmoins que c'est aux évêques qu'il appartient de décider les questions qui concernent la foi.
XVII.
Ambassade des Perses.