[609] Il nous reste les Actes d'une des séances de ce concile; ils sont datés du 4 octobre de l'an 380, par conséquent sous le règne de Gratien et de Théodose.—S.-M.
[610] Il est appelé dans Sulpice Sévère, l. 2, c. 62, Episcopus Sossubiensis, évêque de Sossuba; cette ville est inconnue, c'est par conjecture que l'on a substitué le nom d'Ossonoba dans ce passage.—S.-M.
[611] Selon d'autres, l'antique Ossonoba répond à Silvas dans les Algarves; c'est un point de géographie qui n'est pas encore éclairci.—S.-M.
XLI.
Rescrit de Gratien contre les Priscillianistes.
Sulp. Sev. l. 2, c. 63.
Idat. chron.
Hermant, vie de S. Ambr. l. 3, c. 13.
Till. Priscill. art. 6.
Instantius et Salvianus, condamnés par le concile, n'en devinrent que plus opiniâtres. Pour fortifier leur parti, ils honorèrent du titre d'évêque Priscillien, auteur de tous ces maux, qui n'était encore que laïc, et le placèrent sur le siége d'Avila [Abila]. De l'autre côté, Idatius et Ithacius, encore plus emportés, implorèrent le secours de la puissance séculière, et après beaucoup de poursuites, dans lesquelles la passion déshonorait le caractère épiscopal, ils obtinrent de Gratien un rescrit qui bannissait les sectateurs de Priscillien, non-seulement de l'Espagne, mais même de tout l'empire. Les hérétiques, frappés de ce coup de foudre, prirent le parti de se cacher, et se dispersèrent en diverses provinces.