[612] En parlant du supplice d'Euchrocia, qu'il regarde, ainsi que les autres Priscillianistes, comme des victimes de Maxime, Pacatus dit, c. 29: De virorum mortibus loquor, cum descensum recorder ad sanguinem fœminarum, et in sexum cui bella parcunt, non parce sævitum? Sed nimirum graves suberant, invidiosæque causæ ut unco ad pœnam clari vatis matrona raperetur. Objiciebatur enim, atque etiam exprobrabatur mulieri viduæ nimia religio, et diligentius culta divinitas.—S.-M.
[613] Ils se nommaient Félicissimus, Arménius, Latronianus, Asarinus et le diacre Aurélius. Ces deux derniers furent exécutés quelque temps après Priscillien.—S.-M.
[614] Sulpice Sévère l'appelle Tibérianus. Il était né, selon S. Jérôme (de Vir. illust. c. 122) dans l'Espagne Bétique.—S.-M.
[615] Instantius, in Sylinam insulam, quæ ultra Britanniam sita est, deportatus. Sulp. Sev. lib. 2, cap. 65. L'île Sylina, faisait partie du groupe appelé plus anciennement les îles des Silures, Silurum insulæ. On les nomme actuellement Scilly; elles se trouvent à l'extrémité du pays de Cornouailles, dont elles sont séparées par un détroit orageux, turbidum fretum, dit Solin, c. 22. Elles sont célèbres par des mines d'étain, qui leur firent donner dans l'antiquité le nom de Cassitérides.—S.-M.
[616] Tertullus, Potamius et Johannes.—S.-M.
XLVI.
Lettre de Maxime au pape Sirice.
Hermant, vie de S. Ambr. l. 3, c. 15.
[Till. Priscill. art. 10.]
Maxime n'oublia pas de tirer avantage de cette exécution cruelle et irrégulière, comme d'une action héroïque en faveur de la religion. Il envoya au pape Sirice un copie des pièces avec cette lettre: Nous vous protestons que nous ne désirons rien avec plus d'ardeur, que de conserver la foi catholique dans sa pureté, de bannir de l'église toutes les divisions, et de voir tous les évêques servir Dieu dans une parfaite union de cœur et d'esprit. Après un discours assez obscur, qui paraît avoir rapport au schisme d'Ursinus, qu'il se vante d'avoir étouffé, il ajoute: Pour ce qui concerne les horreurs des Manichéens, qui sont depuis peu parvenues à notre connaissance, et qui ont été vérifiées en jugement, non par des conjectures, mais par l'aveu des coupables, j'aime mieux que votre sainteté en soit instruite par les actes que je lui envoie, que par notre bouche, ne pouvant énoncer sans rougir, des crimes honteux tout à la fois à commettre et à rapporter.