Idat. chron.
Cod. Th. l. 16, tit. 5, leg. 40, 43, 48, 59, 65.
Till. Priscill. art. 18.
La mort de cet hérétique montra dès lors quel effet devaient produire dans toute la suite des temps ces procédés inhumains. Loin d'éteindre l'hérésie, elle la répandit et l'accrédita. La Galice surtout en fut pour long-temps infectée. Ceux qui avaient écouté Priscillien comme un prophète, le révérèrent comme un martyr[618]. Son corps et ceux de ses adhérents mis à mort avec lui furent transportés en Espagne; on les honora de magnifiques funérailles. On jurait par le nom de Priscillien[619]. Le fanatisme devint plus vif et la discorde plus opiniâtre. Ses sectateurs furent condamnés l'an 400 par le concile de Tolède. Malgré tous ces anathèmes, malgré les lois accablantes d'Honorius et de Théodose le jeune, cette pernicieuse doctrine se soutint jusqu'au milieu du sixième siècle.
[618] Qui eum prius ut sanctum honoraverant, postea ut martyrem colere cœperunt. Sulp. Sev. l. 2, c. 66.—S.-M.
[619] Quin et jurare per Priscillianum, summa religio putabatur. Sulp. Sev. l. 2, c. 66.—S.-M.
L.
Consuls.
Idat. fast.
Pacat. paneg. § 29.