Submersæ sedere rates; fluitantia nunquam
Largius Arctoos pavere cadavera pisces;
Corporibus premitur Peuce; per quinque recurrens
Ostia barbaricos vix egerit unda cruores.
Claud. in 4º cons. Honor. v. 628 et seq.—S.-M.
XI.
Théodose épargne les vaincus.
Les vainqueurs, après avoir détruit et enseveli dans les eaux l'armée ennemie, passent à l'autre rive, ils s'emparent des bagages, et mettent aux fers les femmes, les enfants, et tous ceux qui n'avaient pas trouvé place dans les canots. Théodose qui, sur le premier avis de Promotus, était parti de Constantinople, arrive en ce moment. Il vient trop tard pour vaincre, mais assez tôt pour sauver les vaincus. Il juge de l'importance de la victoire par la quantité de butin et par le nombre des prisonniers. Il leur fait rendre la liberté et leurs dépouilles; il y ajoute même des libéralités; et par cette généreuse clémence, il les change en sujets affectionnés. Il reçoit dans ses troupes ceux qui sont en état de porter les armes, et donne aux autres des terres à cultiver[635]. Il laisse Promotus dans la Thrace pour garder la frontière.
[635] Il paraît, d'après des vers de Claudien (in Eutrop. l. 2, v. 153 et seq.) cités ci-devant pag. 320, not. 3, que les établissements qu'on leur donna étaient situés dans la Phrygie.—S.-M.
XII.