Timasius et Promotus qui venaient de servir l'état avec zèle dans la guerre contre Maxime, en furent récompensés par le consulat de l'année suivante. Les dépenses qu'avait entraînées une expédition si importante, ne rendirent pas Théodose moins scrupuleux sur les moyens d'acquérir. Il savait que la fraude déshonore les particuliers, et que le simple soupçon d'intérêt suffit pour avilir la majesté souveraine; en conséquence de ce principe, il abandonna un droit légitime qui pouvait quelquefois devenir suspect. Il publia le 23 de janvier une loi[687] par laquelle, permettant à ses sujets de profiter des codicilles et des fidéicommis, il y renonçait pour lui et pour sa famille, et déclarait que tout ce qui lui serait légué de cette sorte, demeurerait aux enfants du défunt ou à ses autres héritiers. Il acceptait cependant les donations qui lui seraient faites par des testaments revêtus de leur forme; mais il rejetait toute distinction, tout privilége qui s'écarterait du droit commun. Par cette générosité, il donnait aux particuliers un exemple que les princes, même ses successeurs, n'ont pas suivi. Justinien n'a pas inséré cette loi dans son Code.

[687] Théodose était encore à Milan lors de la promulgation de cette loi.—S.-M.

II.

Il vient à Rome.

Pacat. pan. c. 1, 2, 47.

Claud. in 6º Cons. Honor.

Idat. fast. et Chron.

Marcel. chr.

Chron. Alex. p. 305.

Socr. l. 5. c. 14.