[718] Macrobe donne la description de la statue de Sérapis, l. 1, c. 20: Omnem, dit-il, illam venerationem soli se sub illius nomine testatus impendere, vel dum calathum capiti ejus infigunt, vel dum simulacro signum tricipitis animantis adjungunt: quod exprimit medio eodemque maximo capite leonis effigiem. Dextera parte canis caput exoritur mansueta, specie blandientis. Pars vero læva cervicis rapacis lupi capite finitur; easque formas animalium draco connectit volumine suo capite redemit: ad dei dexteram quam compescitur monstrum.—S.-M.

[719] On sait comment, sous le règne de Ptolémée Philadelphe, d'autres disent sous celui de Ptolémée Soter, ce qui est plus vraisemblable, on amena de Sinope une ancienne statue très-révérée et que ses attributs firent prendre par les Égyptiens pour une image de leur dieu Sérapis. Elle en reçut le nom, fut placée dans le temple de ce dieu, où elle devint l'objet de la vénération universelle. Le culte que l'on voua à cette divinité dans la capitale de l'empire des Macédoniens, en Égypte, contribua puissamment à augmenter la dévotion que l'on y avait déja pour ce dieu, qui devint alors, pour ainsi dire, la principale divinité des Égyptiens. Voyez Plutarch., de Isid. et Os. Tacit. l. 4, c. 84.—S.-M.

[720] Sedem, ex qua transierit (Serapis), dit Tacite, Histor. lib. 4, c. 84, Memphim perhibent, inclytam olim et veteris Ægypti columen. Pausanias, l. 1, c. 18, est d'accord avec Tacite, quand il dit que les Égyptiens ont beaucoup de temples dédiés à Sérapis, que le plus célèbre est à Alexandrie et le plus ancien à Memphis. Αἰγυπτίοις δὲ ἱερὰ Σαράπιδος, ἐπιφανέστατον μὲν ἐστιν Ἀλεξανδρεῦσιν, ἀρχαιότατον δὲ ἐν Μέμφει.—S.-Μ.

[721] S. Clément d'Alexandrie rapporte effectivement dans son exhortation aux payens, t. 1, p. 42 et 43, que cette statue avait été faite par les ordres de Sésostris, et exécutée par les artistes qu'il avait amenés en grand nombre, après avoir soumis plusieurs nations de la Grèce. Σέσωστρίν φησι τὸν Αἰγύπτιον βασιλέα, τὰ πλεῖστα τῶν παρ' Ἑλλησὶ παραστησάμενον ἐθνῶν, ἐπανελθόντα εἰς Αἴγυπτον, ἐπαγαγέσθαι τεχνίτας ἱκανούς. Il raconte ensuite que cette statue était faite d'or, d'argent, de cuivre, de fer, de plomb et d'étain; on y avoit mis toutes les pierres précieuses connues des Égyptiens, comme le saphir, l'hématite, l'éméraude et la topaze. Le tout avait été mêlé, poli et recouvert d'une couleur, ce qui donnait à la statue entière une apparence noire. On trouve dans Rufin, Hist. Ecclés., l. 12, c. 13, des détails à peu près semblables sur cette statue.—S.-M.

[722] L'auteur de l'histoire fabuleuse d'Alexandre publiée par l'abbé Mai, rapporte, l. 1, c. 30, que cette statue était faite d'une matière qu'il n'était pas donné à l'homme de connaître. Simulacrum ex ea materia figuratum, quam dinoscere homini virium non est. On assurait, dit S. Clément d'Alexandrie (Cohort. ad gent., tom. 1, pag. 42.), qu'elle n'avait pas été faite par une main humaine, τοῦτον ἀχειροποίητον εἰπεῖν τετολμήχασιν, τὸν Αἰγύπτιον Σάραπιν.—S.-M.

[723] Sa grandeur, dit Tacite, Histor. l. 4, c. 84, égalait celle d'une ville, templum pro magnitudine urbis exstructum. Il était, dit Sozomène, l. 7, c. 15, situé sur une colline, et également remarquable par sa grandeur et par sa beauté; ναὸς δὲ οὗτος ἦν κάλλει καὶ μεγέθει ἐμφανέστατος, ἐπὶ γεωλόφου κείμενος.—S.-M.

[724] Non natura, sed manu et constructione per centum aut eo amplius gradus in sublime suspensus. Rufin. lib. 12, c. 23.—S.-M.

[725] Loco, cui nomen Rhacotis, dit Tacite, Hist., l. 4, c. 84. Rhacotis est le nom d'une bourgade dont l'existence était antérieure à celle d'Alexandrie, et qui fut ensuite englobée dans l'enceinte de cette ville, dont elle forma un quartier. Les Coptes donnent souvent à la ville entière le nom de Rakoti, à cause de cette ancienne bourgade.—S.-M.

[726] Occultis aditibus invicem ipsemet distinctis, usum diversis ministeriis et clandestinis officiis exhibebant. Rufin. Hist. Eccles. l. 12, c. 23.—S.-M.

[727] On oublie de remarquer que cette bibliothèque fut pillée alors par les chrétiens. Orose le dit assez clairement, lib. 6, c. 15, quand il rapporte qu'il en vit les armoires vides plusieurs années après. Nos vidimus armaria librorum: quibus direptis, exinanita ea à nostris hominibus, nostris temporibus memorent.—S.-M.