—Qu'est-ce que cette jeune fille qui est chez les Méraud?

—Chez les Méraud!

—Oui.

Il s'empourpra sous le hâle dont l'été avait couvert son visage.

—Je ne sais pas.

—Tu ne l'as pas remarquée?

—Non. Il y a une jeune fille chez les Méraud?

—Oui, une beauté véritable. Une de ces têtes saisissantes qui plaisent tant aux hommes. Pâle, avec une abondance de cheveux qui lui fait comme une auréole dorée.

—Je ne sais pas, répéta Maurice. Si jolie que cela? Tu exagères. Une parente, sans doute. Je ne l'ai pas aperçue.

—Elle sort peu, mais le jour de l'assemblée, elle se promenait dans la foule.