—Hélène?

—Oui, Hélène.

—Ah! mon cher, elle n'est plus libre et, vous avez raison, c'est un roman qui n'a pas de deuxième volume.

—Vous vous trompez; j'en connais un.

Denise rougit légèrement.

Chazolles s'était approché et sa fille aînée, Thérèse, venait de s'asseoir sur ses genoux. Les boucles de ses cheveux caressaient les lèvres de son père.

—Voyons, soyez franc, cher monsieur, dit Denise; aimerez-vous votre femme, au moins, vous!

Elle montra d'un coup d'œil son beau-frère à Duvernet.

—Si je l'aimerai! De toute mon âme, car il faut bien aimer une femme pour l'épouser, pour lier son existence et l'enchaîner pour toujours à la vie d'un autre, pour se dire: Je fixerai sur cet être fragile toute mes affections, tous mes désirs; nos deux âmes n'en formeront qu'une, et nous marcherons côte à côte, la main dans la main, n'ayant qu'une même foi, qu'un même honneur, une même fortune, jusqu'au bout, jusqu'à la fin, jusqu'à la tombe.

—Voyons, mon ami, dit Denise, ne vous attendrissez pas. Gardez votre éloquence pour demain.