Mais Duvernet a offert cette singularité qu'il est tombé gaiement et sans murmurer, aussi galant et satisfait le lendemain de sa chute que la veille de son élévation, toujours d'égale humeur et sans rancune contre ceux qui se sont groupés pour saper son autorité et lui ravir son portefeuille.
Il possédait un talisman: Denise Châtenay, la sœur d'Hélène.
Il a tenu parole.
Il s'est retiré à la campagne.
Il vit à Grandval avec M. Châtenay, la perle des beaux-pères.
M. Châtenay n'en a pas encore fini avec son oppidum; il croit avoir découvert l'autre jour une tour d'une notable importance et qui devait jouer un rôle dans le système de défense de cette place dont l'origine n'est pas claire.
Chazolles et Duvernet, qui possèdent les précieuses archives des Cisterciens, ont trouvé de leur côté, dans un coin de la vénérable bibliothèque du Val-Dieu un plan très précis concernant l'oppidum en litige.
Il appert de ce document qu'au dix-septième siècle, les moines possédaient à Rudelande une ferme considérable, qu'ils détruisirent pour en convertir les terres en futaies.
D'où il suit que la tour dont les fondations ont été mises au jour par des fouilles intelligentes était un simple pigeonnier.
Mais ces deux gendres modèles n'ont point divulgué leur trouvaille pour laisser à M. Châtenay la jouissance de ses illusions.