Il affecte même de se choisir des formes et des couleurs de vêtements qui rappellent les robes à capuche des disciples de saint Benoît.
Il ne touche à aucune arme, ne chasse jamais et passe son temps à cultiver ses terres et à lire dans la bibliothèque du Val-Dieu.
Pour les autres, le Val-Dieu est un château adorable avec ses tourelles, ses fenêtres en ogive à vitraux coloriés et à trèfles de pierre; pour lui, le Val-Dieu est redevenu une abbaye où, dans le silence, la retraite et l'étude, il expie une minute de colère jalouse et d'amour furieux.
Parfois, dans ses heures de solitude, un fantôme souriant et tendre, emporté dans les airs comme la Francesca du Dante, passe devant lui.
Alors une larme brûlante lui monte du cœur aux yeux.
Il serait mort de remords et de désespoir, mais il est gardé par trois anges terrestres.
FIN
F. Aureau,—Imprimerie de Lagny.