LE MARI. Le facteur doit être passé maintenant.

LA FEMME. Comment le savez-vous?

LE MARI. Je le sais parce qu’il est midi et demi.

LA FEMME. Il n’avait rien pour moi?

LE MARI. Probablement, puisqu’on ne vous a rien remis.

LA FEMME. Ni... pour vous?

LE MARI. Pas davantage. A moins que la femme de chambre n’ait oublié... Voulez-vous que je la sonne?

LA FEMME. C’est inutile. N’obligez pas vos gens à mentir. Vous avez reçu une lettre.

LE MARI.—Parbleu! voilà la première nouvelle que j’en ai.

LA FEMME. Vous avez reçu une lettre, vous dis-je.