CAZENAVE. Cessez. Je vous attends du premier au quinze mai.

MOI. Eh bien, vous l’emportez, mon cher monsieur, mon cher...

CAZENAVE. Appelez-moi Cazenave tout court, vous me ferez plaisir.

MOI. Oui, mon cher Cazenave, je cède à tant d’urbanité; j’irai à Toulouse, et je descendrai chez vous.—Messieurs, soyez témoins de l’engagement solennel que j’en prends; j’ai éprouvé trop de plaisir dans votre compagnie pour ne pas désirer de me retrouver avec vous le plus tôt possible.—A votre santé encore, messieurs, et au revoir à Toulouse!

TOUS LES QUATRE, unissant leurs verres, comme dans une fin d’acte. A Toulouse!

DEUXIÈME PARTIE

Une rue, à Toulouse.

MOI, un sac de voyage à la main, interrogeant un passant. M. Cazenave, s’il vous plaît?

LE PASSANT. Quel Cazenave? Il y a cent cinquante Cazenave à Toulouse.

MOI. Diable! (Après quelques minutes d’irrésolution, il se met bravement à la recherche de son Cazenave; vers la fin de la journée il en a FAIT soixante-quinze. Il s’adresse, pour le soixante-seizième, à une femme du peuple.) M. Cazenave, s’il vous plaît!