CAZENAVE. Le commerce est mort.

MOI. Bon! il reste encore les monuments, les bons repas, les femmes charmantes, le théâtre...—Vous me mènerez chez le père Morel, au restaurant de Clémence Isaure.

DIOMÈDE. Le père Morel?... Ah oui!—Mais c’est qu’il est retiré; il a cédé son fonds.

MOI. Eh bien, nous irons chez son successeur. Je ne tiens pas au père Morel, moi; je ne tiens qu’à ses fourneaux. Vous m’avez aussi prôné un vin dont je veux boire: le vin de l’avocat.

DIOMÈDE. Hum! il ne doit pas lui en rester beaucoup.

MOI. Nous boirons le reste.—Oh! j’ai votre programme gravé dans la tête, et je ne vous ferai grâce d’aucun article. Lequel des deux me présente au cercle?

CAZENAVE. Ce sera Diomède, car moi, je n’y mets presque plus les pieds, autant dire.

DIOMÈDE. Le cercle!... Moi, présenter quelqu’un au cercle! Il y a bel âge que je les ai tous envoyés coucher... un tas d’imbéciles, de serins!

MOI. Je vois qu’il faudra que je me rabatte sur le théâtre.

CAZENAVE. Il est fermé.