Pour ce qui est du tendron, je demanderai la permission d’aborder un paragraphe spécial.
§ IV
Du tendron et des conteurs d’autrefois
Je ferai remonter la faute jusqu’à La Fontaine et à Boccace, ces corrupteurs de tant de charme et d’esprit.
Les premiers, ils ont appelé l’innocence—un gibier.
Leur œuvre est pleine de moines et de fillettes, festoyant à qui mieux mieux.
Écoutez-les; ils vous feront croire que rien n’est plus naturel, lorsqu’on rencontre Lise ou Nanette au fond d’un bois, que de—chiffonner leur collerette.
Cela s’appelle aussi de l’Anacréontisme.
Pourquoi les gardes champêtres ont-ils si peu de lecture!
Les vétérans de Cythère ont pris au pied de la lettre les préceptes de La Fontaine; ils ont fait plus, ils les ont transformés en paroles d’Évangile. Ils seraient hommes à lire naïvement, devant la cour d’assises, pour leur défense: Comment l’esprit vient aux filles ou la Clochette.
Je parcourais l’autre jour avec stupeur un de ces recueils échappés aux loisirs d’un homme soi-disant sérieux. Je tombai sur le couplet suivant: