Ce moment arriva.

LE VOISIN. Voilà un délicieux potage; n’est-il pas vrai, monsieur?

MOI. Assurément; il y a dans ce potage des combinaisons dont le soulèvement peut se sous-entendre sans nuire à l’austérité des fonctions illusoires.

LE VOISIN. Vous dites?

MOI. Je suis de votre avis; toutefois, vous me permettrez de croire, qu’en parlant ainsi, vous vous placez exclusivement au point de vue des subrécargues, opposition dont un arrêt devrait interdire à jamais la volatilisation.

LE VOISIN. Comment cela, monsieur?

MOI. Eh, oui! Vous laissez planer un sentiment de suspicion, impétueux et subreptice, dû autant à la solidarité d’un principe équitable qu’au libre arbitre du plénipotentiaire que tout le monde nomme.

LE VOISIN. Quel plénipotentiaire, s’il vous plaît?

MOI. J’en appelle à ces dames et à ces messieurs. Tout est légitime, rien n’est abandonné au hasard. C’est une volute, capable d’aveugler; ne nous écartons des idées rationnelles que dans la limite inoffensive de la combativité. Triste, j’en conviens, mais nécessaire. Toute synthèse a sa base; qui le nie? Monsieur (désignant le voisin) soutient une mauvaise cause.

LE VOISIN. Moi, monsieur!