LE TAMBOUR. Serviteur, la compagnie. Mademoiselle Thérèse Hallut, c’est pour vous prévenir comme cela que voilà vos amies qui viennent vous chercher, vu qu’il est l’heure.

LA ROSIÈRE. Vous êtes bien honnête, monsieur Laflême. Je suis prête; mais vous nous ferez le plaisir de vous rafraîchir, n’est-ce pas? Ces demoiselles aussi.—Bonjour, Flore; bonjour, Annette.—Maman, donne des verres.

LA MÈRE. Oui, tout de suite.

LE TAMBOUR, après avoir bu, à la mère.—Eh bien, madame Hallut, êtes-vous assez heureuse!

SCÈNE V

Le théâtre change.—Tableau rustique.—Les rues sont tendues de grands draps blancs; les chemins sont jonchés d’herbes odorantes et de fleurs: coquelicots, bluets.—Tout le monde aux fenêtres.—Une rumeur annonce que le cortége sort de la mairie et se dirige vers l’église.

CORTÉGE DE LA ROSIÈRE.

Le tambour de la commune.

Le garde champêtre, sabre nu.

Dix jeunes filles, vêtues de blanc, formant la haie.