SON ADÈLE. Connu! Pourquoi ta mère ne la porte-t-elle pas, sa bague?

GEORGES. Elle me l’a confiée pendant vingt-quatre heures pour y faire graver...

SON ADÈLE. Son chiffre; encore connu!—Je sais un graveur qui ne te prendra pas cher. Adieu; il faut que je rentre au magasin.

GEORGES. Veux-tu bien me rendre cette bague?

SON ADÈLE. Madame doit être dans tous ses états. Je suis aussi sûre d’attraper un savon que deux et deux font quatre... Ce sera ta faute. (Elle arrange ses cheveux devant un miroir.)

GEORGES. Mon petit chat, sois raisonnable; tu ne veux pas que je me fâche?

SON ADÈLE. Si; je voudrais voir ça. (Elle se dirige vers la porte.)

GEORGES, lui barrant le passage. Adèle... Une fois, deux fois!... de bonne volonté!

SON ADÈLE. Non! (Elle court à travers la chambre.) Tu me casseras plutôt le doigt... Aïe!... je vais crier... Georges! Eh bien, je te la reporterai demain... bien sûr!

GEORGES. Bien sûr?