Pourchassant en silence un noir troupeau qui râle,
Le pêcheur dont on voit le talon s'essayer
Sur le sable endormi qui peut se réveiller…
Un jour sera, dit-on, où le vieux dieu Neptune
Cessera de briser ses leviers souverains
Et d'ébrêcher son sceptre aux cailloux de la dune:
Jadis il a juré, par sa barbe aux longs crins,
Qu'il viendrait engloutir le Médoc, à la lune,
Avec tous ses tritons et ses vassaux marins!