ô nuit la même tu vins sur le corps lacéré, sur le premier, sur le plus grand assassinat du monde. C'est alors, ô nuit, que tu vins.

La même qui étais venue sur tant de crimes depuis le commencement du monde;

Et sur tant de souillures et sur tant d'amertumes;

Et sur cette mer d'ingratitude, la même tu vins sur mon deuil;

Et sur cette colline et sur cette vallée de ma désolation c'est alors, ô nuit, que tu vins.

O nuit faudra-t-il donc, faudra-t-il que mon paradis

Ne soit qu'une grande nuit de clarté qui tombera sur les péchés du monde.

Sera-ce alors, ô nuit, que tu viendras.

C'est alors, ô nuit, que tu vins; et seule tu pus finir, seule tu pus accomplir ce jour entre les jours.

Comme tu accomplis ce jour, ô nuit accompliras-tu le monde.