Et la poussière égale et l'équitable fange

Et la détresse égale et l'égal désarroi.

Nous voici parvenus sur la haute terrasse

Où rien ne cache plus l'homme de devant Dieu,

Où nul déguisement ni du temps ni du lieu

Ne pourra nous sauver Seigneur, de votre chasse.

Voici la gerbe immense et l'immense liasse,

Et le grain sous la meule et nos écrasements,

Et la grêle javelle et nos renoncements,

Et l'immense horizon que le regard embrasse.